« Amateur », de son petit nom.

Mon anniversaire passe toujours à la trappe, en pleines vacances estivales. Un an de plus, un an de moins, qui s’en soucie, c’est la rentrée et sa tourmente.
La maison de la presse est toujours sur place alors on m’offre des livres, pour pas se tromper.

Mais il y a des surprises qui traînent aussi. Coincées chez les postiers ou ailleurs. (A ce sujet lisez le billet de Nuche sur la question, c’est très drôle, et tellement vrai)
Un jour, claquée parce que pendant dix heures non stop vous n’avez pas descotché de votre écran, et bien, à ce moment là, la surprise elle se ramène à la maison et elle réconforte. Elle réconforte tant que c’est même pas grave qu’elle ait mis tant de temps à arriver. On s’en fout. On s’en fout. On est trop heureuse.
Voilà, maintenant je vais reprendre mes vieux manuels de photos, profondeur de champ et cie. La suite viendra ici.

Appareil photo Lubitel 166

Avant de mourir…

Comme je ne sais pas si vous avez été voir où j’étais la semaine dernière, je vous remets juste ce billet pour les fans de polaroïds.

C’est via Ecrans que j’ai découvert le blog Before I die I want to…
Un projet photographique de Nicole Kenney et Ks Rives.
Des gens croisés dans la rue, flashés au pola et une seule question : « qu’est-ce que vous voulez faire avant de mourir ? »

C’est très souvent optimiste ou drôle.
Et puis toujours ces récurrences : faire le tour du monde, être heureux, avoir des enfants…
J’adore celui de cette jeune femme qui « voudrait inventer des talons qui ne font plus mal aux pieds« , dit-elle en brandissant sa paire de bottes à l’appareil !
A vous de continuer, vous pouvez soumettre vos réponses en envoyant votre Polaroïd en cliquant ici.

Polaroid-a-day

C’est la mode du Polaroïd.

Sa production s’arrête, il disparaît, alors on en parle, on en reparle. On ressort les souvenirs. On se dit que c’est du passé.Et puis il y a cette incroyable découverte. Jamie Livingston. Photographe et réalisateur vivant à New York, qui pendant 18 ans a pris un Polaroïd chaque jour. Oui, every single day. Depuis ce jour du 31 mars 1979. Soit plus de 6000 clichés.

jamielivingston.jpg

C’est donc drôle et étonnant de survoler les années, les mois. On se dit, tiens c’était le jour de ma naissance, il a pris quoi comme photo ? Ah ouais des potes, des réunions flower power, des cheveux longs, de la ray-ban aviateur ou de la wayfarer so cool, des rires, des tronches, des lumières, des bols de soupes, des scènes de vie ordinaire… On se balade c’est merveilleux, j’en reste bouche bée.
Comment rentrer dans une partie de l’existence de la vie d’autrui en deux clics de souris ? Définitivement internet m’épate. Alors je continue mes clics. Je passe les années 80, et débute les 90. Ces polaroïds sont des pépites. En plus, ça se passe à New York qui est encore tout frais dans mon esprit.
En fait, j’ai passé trop de temps à tout regarder, à m’imprégner de la vie de cet inconnu. Alors en octobre 97 quand tout s’est arrêté ça m’a touchée. Parce que la fin de ce projet se termine à l’hôpital.

Tout est regroupé sur ce site : http://photooftheday.hughcrawford.com

Plus d’infos ici, ici et ici.