Spring time

Alors comme ça il fait beau, les oiseaux chantent, les terrasses se remplissent, les tâches de rousseur pour cause d’exposition au soleil apparaissent…

S’il ne devait y avoir que trois tenues à choisir et à porter pour ce printemps qui vient à grands pas, cette saison tant attendue, mon choix se porterait sur celles-ci. APC ne me déçoit jamais.
Des tons poudrés, du coton fin, des sandalettes, un blazer avec un short, une fine ceinture tressée… tout ce que j’aime.
Je rajoute une touche de liberty, so eighties, so Cacharel, so… 2009 ! A utiliser avec parcimonie…
Et cette tresse sur le côté qui se finit en pointe, je veux tout pareil, quitte à me teindre en rousse comme au bon vieux temps de l’adolescence…


Robe volantée en mousseline de coton imprimée • 140 €
Robe bilitis carreaux d’été 100 % coton • 160 €

Liquette en mousseline de coton imprimée • 100 €
Top Hamilton en mousseline de coton imprimée • 120 €

APC

Le grand jour du rabais

Je vais avouer quelque chose qui fera pâlir les modeuses qui traînent ici, s’il y en a, les soldes j’en ai que foutre. Je n’ai jamais aimé ça. Même à l’époque où je travaillais dans la moooode, j’étais une extra-terrestre car toutes les filles (et les hommes) du bureau étaient en rtt en ce premier jour de rabais. Pas moi. Tant mieux, seule, au calme j’avançais bien plus vite.Non, vraiment, me battre, c’est pas mon truc. Faire la queue encore moins, et me lever aux aurores pour des sapes, non et encore non. Moi le matin, mon sommeil est d’or.
Sinon il paraît que le hype du hype du moment est de commander online. Désolée mais c’est loin d’être nouveau pour moi, la première fois que j’ai commandé sur un site internet c’était sur Boo (cherchez pas ça n’existe plus) et en 2001. J’habitais encore chez mes parents, ma mère criait dans tous les sens : oui je venais de dégainer les chiffres de ma carte bleue et qui plus est de les filer à l’ordinateur qui était en train de les avaler tout cru. Mal, c’était mal.
Alors cette habitude je l’ai dans la peau, et hop ! Panier validé.
APC.fr, ce matin, ça donne ça :

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Voilà comment je me retrouve avec un truc caca-d’oie, oui dites-le, vous le pensez si fort !
Pas grave, ça s’échange (au pire).
Je ne vous raconterai pas ma vie, c’est pas le genre de la maison, mais en fin d’après-midi, je me suis retrouvée à une rue du Bon Marché, vers 19h plus précisément. Je rentre. C’est presque calme, j’avais peur. J’avais prévu le truc même : si c’était la pagaille je filais à la Grande Epicerie acheter de la moutarde à la violette ou un truc improbable comme j’aime là-bas parce que hors de question d’affronter la foule, c’est pas le moment de me faire ch***, je mords en plus.
Telle une détective en filature, coup d’œil à droite, à gauche, j’y vais. Et je me retrouve à acheter des caracos au rayon lingerie. Avec de la dentelle et tout. Me demandez pas pourquoi. Parce que.
Personne.
Le pas pressant, pas envie de m’arrêter pour de la sape (ma mastercard me bénie), je file vers les chaussures. Coup de cœur pour une paire de spartiates à talons compensés (Colisée de Sacha). Dans le même esprit que celles de Domino mais en marron, mais carrément différentes en fait.
19h55. Vite je sors, mes trois caracos et mes shoes sous le bras : j’ai vu personne. Et c’est bien la première fois que je mets les pieds dans un grand magasin en ce jour sacré.
Même pas mal.

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Et sinon, pour ceux qui s’ennuient il y a le WOW 12 qui est sorti. Envie de peau douce ? C’est ici.

De Martin à Jean

« there is more action to be done to fight aids than to wear this t shirt but it’s a good start. »

Vous vous souvenez de ce slogan ? Martin Margiela avait fait une collection pour APC avec cette phrase sérigraphiée, j’avais 15 ans, j’avais vu ce t-shirt, dans un 20ans j’imagine, puisque c’était ce que je lisais à l’époque. Une commande passée plus tard (merci maman, c’était pas gagné) et j’arborais fièrement mon tshirt APC. J’aimais bien, il intriguait les gens « qu’est-ce qu’il y a d’écrit sur ton t-shirt ? » et comme ma génération est celle où on nous a parlé de sida de sida de sida à outrance, je me sentais du coup impliquée. Impliquée et fashion.
Il y a quelques années je l’ai revendu sur ebay, et maintenant, je le regrette fortement (savez-vous d’ailleurs où je peux remettre la main sur une de ces pièces collectors ?)
Bref, depuis ce tshirt, je reçois le catalogue APC. Deux fois par an. Je ne suis pourtant pas une grosse cliente. C’est toujours trop basique à mon goût. Appréciable tout de même, je l’avoue.
Et je suis ravie de recevoir chaque saison ce petit catalogue blanc : même papier lisse et mat, même format. Même joie que la réception du catalogue de La Redoute (oh la la, la comparaison, ne me fusillez s’il vous plaît !)
Et là, samedi, l’enveloppe APC n’avait déjà pas la même taille. Parce que le duo M/M a repris les choses en main. Un poster qui entoure le catalogue. Couverture tissée jaune d’or. Au cœur du catalogue, inspirations polaroids pour les looks : c’est avec ce procédé la première fois que des humains s’étalent sur les pages catalogue APC, puisque d’habitude, c’est le vêtement et lui seul, à plat qui est mis en valeur.
M/M, c’est qui, c’est quoi ? J’explique brièvement pour ceux qui ne connaîtraient pas ces deux DA que tout le monde s’arrache. De Björk à Biolay pour des clips, de Bjork encore à Daho pour des pochettes d’album, des collaborations avec des artistes (Pierre Huyghe entre autres), ou des marques de luxes (Balenciaga, Vuitton…). Ici vous en saurez plus.
Et dans trois jours vous pourrez aussi voir leur expo « Vision Tenace » à Beaubourg et ce jusqu’au 18 février : petite restrospective de leurs multiples collaborations artisques en 32 posters. J’ai hâte d’y aller.

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En attendant de faire un prochain billet sur le contenu de ce catalogue, j’ai reperé très rapidement ce sac et ce collier coquillage. Mouais en plus de ne pas avoir le temps de me pencher dessus, je ne suis pas hyper inspirée… Enfin on en reparlera.

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Et sinon je cherche quand même encore à remettre la main sur ce t-shirt. Martin, si tu m’entends, il ne t’en reste pas dans des cartons ?