L’heure du bilan

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Il paraîtrait que c’est l’heure du bilan.

Comment dire.

2014.
Une année dure.

Une année où plusieurs fois je me suis sentie découragée. J’a voulu baisser les bras. Non non non ne lâche rien, serre les dents. Qu’il est dur d’être une maman qui travaille. Qu’il est dur de jongler avec la ville parisienne, rude, son rythme et sa couleur si grise qu’elle commence vraiment à me peser. Qu’il est dur de gérer une vie sociale quand on n’a pas un abonnement quotidien avec une baby-sitter. Qu’il est dur de comprendre un petit-être de deux ans se fabriquer, se construire. Qu’il est dur de s’évader même une heure. Seule.

Je pense qu’en 2014 il y a surtout eu un avant et un après. Je me suis sentie très préoccupée par mon rôle de maman. J’en ai parfois oublié que j’étais aussi une femme, une amoureuse, une amie, une sœur. Je tiens d’ailleurs à m’excuser auprès des personnes (qui se reconnaîtront sûrement) qui se sont senties un peu délaissées. Voilà ce que coûte l’envie de perfection. Oui, je veux être une maman parfaite, je l’avoue. Je veux que les relations avec ma fille soient les plus solides, les plus sincères, les plus douces. Je veux atteindre le bonheur, pour elle, pour moi, pour nous.

Car ce qu’il est doux de la voir grandir, me sourire, me faire un « bisou nez maman ».

Chaque jour est un cadeau suprême. Chaque avancée, chaque nouveau mot, nouvelle phrase, nouvelle manie, nouvelle expression sur son visage, nouvelle grimace. Un bonheur sucré que je savoure chaque petite seconde.

Mais 2014, c’était aussi l’année du changement. Allez faisons la paix 2014, si tu le veux bien car tu as été aussi un peu chouette, j’en conviens.

Dès janvier, il y a eu un pacs fêté avec gourmandise chez Es (qui se voyait couronner d’une étoile au Michelin quelques semaines après, héhé, et ça on l’avait pressenti) et une autre chouette nouvelle aussi qu’on a bien célébrer.

En février, il y a eu une décision à prendre : déménager. Pas pour forcément beaucoup plus grand, mais un appartement plus agréable, avec un mini balcon sur lequel faire pousser jasmin, bougainvilliers, herbes aromatiques et succulentes : et ça y est me voilà la plus heureuse dans mon déguisement de jardinière apprentie !

En mars, cartons et sessions Ikea à gogo. De la fatigue donc.

En avril, on a commencé à se sentir bien chez nous. Pas notre chat pour qui ce déménagement allait signer le début de la fin.

En mai, un long week-end pour se ressourcer sous les embruns marins et recharger les batteries, tellement à plat.

En juin, on a dit donc adieu à notre fidèle compagnon poilu. Au-delà du deuil, ce qui m’a immédiatement manqué c’était la fin de la complicité qui commençait à s’installer avec ma Douce. Ils étaient tellement mignons ces deux-là.

En juillet, encore la mer : besoin de souffler après ce juin triste.

En août, jolie découverte de la ville de Nantes (tu viens, on déménage là-bas ?) et Yeu encore, pour les vraies vacances en famille, avec les amis. Des bons moments, ceux qu’on attend avec impatience toute une année.

En septembre, fini de rigoler ! Rythme éreintant. Octobre, novembre : reprise active du tricot combiné à 7 ateliers sur la Discipline Positive, je vous envoie du rêve hein ? Ces deux mois ont été complètement mis entre parenthèse. On s’est pas beaucoup amusés. N’empêche, on a tous avancé, et le plus dur est vraiment derrière.

Décembre ? Le 3e Noël de mini N. mais le seul, le vrai, le premier qui signifie quelque chose pour elle. Moi qui ai toujours détesté cette période de l’année, j’ai vraiment pris plaisir à renouer avec ces traditions.

Et demain ? Pour 2015, je me souhaite un peu plus de fantaisie, des voyages, de l’improvisation, de la santé, des projets, des pauses, et de la joie à gogo.
Et je vous souhaite tout pareil aussi. <3

Allez bye-bye 2014. Sans rancune. Mais je pense que je vais préférer 2015.

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La vieille photo

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S’il y a une rubrique que j’aime lire avec émotion, c’est celle de la Vieille photo de Camille. Cette semaine j’ai lu les billets où, à leur tour, Eve, Elisa et Paulette ont ressorti leurs vieilles photos chacune. J’ai été touchée. Aux larmes parfois. J’ai eu envie moi aussi de faire quelque chose que je ne fais pratiquement jamais.

Repenser 5 min à mon enfance.  Juste 5 minutes.

Une enfance pas très gaie (n’en déplaise à ma famille quand je dis ça mais c’est ma vérité). Une enfance ballotée. Des disputes. Des changements. Des déménagements. Des bouleversements. Des choses que des enfants de 5-6 ans n’ont pas à vivre. Alors pour mettre un cadre à tout ça c’est ma grand-mère qui va m’élever. Avec elle j’ai des repères. Mes repères d’enfants, en attendant que je me construise sur un tas de ruines et de désillusion.

Alors voilà, sur ma vieille photo, on est en août 1987, en Croatie.
Je passe le premier été sans ma maman. En juillet je suis partie avec elle à la montagne. En août, je passe un mois avec mon papa. C’est la première fois que je suis loin d’elle si longtemps. Mes parents ont divorcé l’année dernière. Tout est très chaotique pour moi petite fille timide, sage et facile. Je rêve qu’elle vienne nous rejoindre mais ce n’est pas possible. Je ne pose aucun souci à mes parents, le climat étant déjà difficile je m’efface très bien. Je suis le rythme imposé par la juge. Un weekend sur deux avec mon papa et la moitié des vacances scolaires. Oui mais c’est dur quand on est si petite.
Mon père a invité sa cousine à passer quelque temps avec nous. Il se dit probablement qu’une présence féminine peut m’aider à appréhender cet été qu’on va passer lui et moi. Le premier. Elle est très gentille mais on ne parle pas la même langue, nos échanges sont donc brefs.
Là on a passé la journée à la mer. En descendant sur le chemin de la plage on s’est arrêté et on a dégusté des prunes. A la plage, je ne suis pas encore habituée, les galets me font mal aux pieds. Ça fait rire mon père. Pas moi. En rentrant de la plage mon père m’a acheté des chewing-gum au nom exotique « Chunga Lunga ». Les Malabar locaux. Là j’ai pris ma douche, j’ai les cheveux débarrassés du sel de la journée. On dîne sous le figuier. De la soupe comme tous les soirs. J’ai fait la tête au début mais finalement j’aime bien, malgré la chaleur. Ce soir il y a des crêpes à la marmelade. Je suis étonnée car ici on roule les crêpes, alors que ma grand-mère bretonne les plie. Tout à l’heure on ira manger une glace. Une banana split. Comme tous les soirs quand la nuit tombe.
Après je m’endormirai, triste, et les yeux mouillés. Pas sûre que je fasse de beaux rêves. Pas une fois je n’évoque ma maman qui me manque. Je n’ai même pas le souvenir qu’elle m’appelle. Mon père a du être ferme. Ce sont SES vacances avec moi. Elle est sûrement triste à quelques milliers de kilomètres, mais je ne le sais pas, je l’imagine. Bientôt l’été va se terminer. Oui je rigole avec mon papa, mais ce n’est plus comme avant. J’aime cette photo car elle respire l’été et la dureté de la vie que je supporte, avec mes petites épaules d’enfant qui subit un schéma de vie que je n’ai pas choisi. Je n’ai pas encore le droit de prendre des décisions, sinon je n’aurais pas choisi de passer un été comme celui-ci. Alors je rêve et je n’en ai qu’un seul, un très gros : oublier cette année et faire un bond dans le passé. Pas étonnant que je sois si nostalgique à l’âge adulte.  L’été 1987. L’été de mes 7 ans. L’âge de raison et celui de comprendre.

Béguin-lutin, acte 2, en 2 ans (et 2 soirées)*

tuto-beguin-lutin-tricot-nanikaa-3D’abord il y a eu cette laine. La nouvelle Drops Air. Subtil mélange d’Alpaga et de laine. Toute douce, et un bleu délicatement chamarré. J’ai pas pu résister, j’ai voulu vite la tricoter. Et je vous le donne en mille, encore un béguin « lutin » ! Mais cette fois-ci j’ai tourné mon tricot et ai décidé de le tricoter en longueur et non pas en hauteur comme c’était le cas ici.

▲ Pour un béguin-lutin en 2 ANS :
J’ai donc pris mes aiguilles n°6, monté 57 mailles (pour avoir 40 cm de long, d’où l’importance de faire un échantillon !)

J’ai commencé au point mousse et puis j’avais envie d’un peu de fantaisie alors j’ai fait deux rangs en jersey.

Au bout de 11,5 cm, j’ai commencé mes diminutions (sur l’endroit) en début et fin de rang pour atteindre 18 cm de hauteur totale.

J’ai plié en deux, cousu sur l’envers en accentuant le pointu du haut du béguin. Attaché deux nattes de chaque côté, et voilà le résultat ! Ça m’a pris deux petites soirées. Easy donc.
Je pense d’ailleurs en refaire quelques uns prochainement mais dans des tailles plus petites, je vous fournirai alors des dimensions adéquates.
Je reste à votre écoute si vous avez des soucis concernant mes explications.
Pour rappel, le tuto #1 se trouve ici.

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* Ma parole bientôt j’ouvre une boutique, j’ai envie d’en faire mille !

Ma Xmas Kids Wishlist

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Je sais pas vous mais moi j’ai décidé de ne pas finir mes cadeaux de Noël le 24 après-midi comme c’est souvent le cas. Mi-décembre, je ne veux plus en entendre parler pour profiter de ce mois sans penser courses, foules, chaleur dans les magasins, énervement, papier cadeau qui manque etc.
Je vous ai du coup concocté des petites idées pour les enfants avec cette Xmas Kids Wishlist version 2014 ! (Pour voir celle de 2013 c’est ici)

Gilet Lalaka
J’avais déjà repéré les créations de Lalaka ici et ici. Cette fois-ci, pâmoison totale pour ce petit gilet tricoté au point de riz aux manches délicatement volantées.

Collant Collégien
Parce que nos têtes blondes n’ont jamais assez de collants, et que les Collégien sont beaux, résistants et les déclinaisons de couleurs sublimes !

Nils, le Caribou Cyrillus
Vendu 10€ en ligne et en magasins, Cyrillus s’engage à reverser 5€ à l’association L’enfant@l’hôpital. Une bonne action  transformée en un joli cadeau. (Et en plus il est tout doux).

• Jeu de memory d’Ingela Arrhenius

Robe Blune
Modèle « Tête dans les étoiles » aux manches volantées.

Valise Docteur
Le tout illustrée par la talenteuse Camille Jourdy dont j’adore le travail. Chez Moulin Roty.

Bambi Tea and Kate
Je craque complètement pour ces bambi poétiques.

Jeu de 7 familles
Quand Nathalie Leté dessine ce jeu de 7 familles, je dis oui ! Et même que j’ai envie de les encadrer ses cartes !

Cartes décoratives Ixxi Miffy
De quoi égayer une chambre un peu triste.

Parce qu’il n’y a pas que les enfants, je reviens très vite avec une liste pour nous !