Reconciliation

Je suis vraiment contente de l’arrière-saison qu’on a (en même temps avec l’été pourri qu’on a eu, heureusement), car même si les semaines sont incertaines et parfois brumeuses ou carrément pluvieuses (mais on s’en fiche, on est enfermées au bureau), cela fait le troisième week-end d’affilée où, ici à Paris, je flâne et profite du ciel dégagé et du soleil qui m’éblouit, pour déjeuner en terrasse ou juste pour un café, et pense à l’été qui est déjà bien loin.
L’hiver est là (demain il fera 2°C, oui oui à Paris). Rien que d’y penser j’en frissonne. Mais ce temps frisquet est aussi une bonne période pour prendre soin de soi avec douceur, niveau corps et esprit. Et pour moi, ça veut surtout dire que le soir, je vais vite rentrer de ma journée et me prélasser dans un bon bain bouillant (et pas bouillonnant, non le jacuzzi n’est pas encore au programme quoique si je place un petit message subliminal ici…) pour chasser les mauvais moments de la journée, écouter de la musique, allumer des bougies photophores, lire un Glamour qui traîne… et hum, un délice qui se renouvelle sans cesse chaque soir.
L’ombre au tableau, c’est que ce n’est pas tout, on prend un bain, c’est bien joli, mais après on h-y-d-r-a-t-e-eeeuhhhh !
Et là il faut que j’avoue une chose scandaleuse : longtemps, je n’ai pas mis de crème sur le corps. « Quoi, mais comment tu fais ? T’as pas la peau sèche ? » Bah, si mais…
Mais de la crème je n’en mettais qu’un mois dans l’année, au moment des vacances, en solaire la journée (ça hydrate un peu non ?), et le soir en après-soleil. S’étaler une couche abondante de Posthélios ou de Biafine, ça voulait dire que c’était l’été et que je n’avais ni collants ni jeans à enfiler tout de suite après, donc aucun problème : après la douche du soir, c’était nude gambettes attitude !
Parfois l’hiver, après maintes gommages, quand ma peau était vraiment mais vraiment sèche à n’en plus pouvoir, je finissais par courir à la pharmacie acheter du Lipikar, un baume émollient de La Roche Posay hyper efficace pour peau de serpent comme la mienne : c’était la méthode de choc, quand je n’avais plus le choix !
Mon vrai problème je crois, c’est que je n’avais jamais trouvé de lait corporel qui ne poisse pas, ne luise pas, ne colle pas, n’huile pas… Mon esprit exagérait quand il s’agissait de penser à s’enduire de crème et de s’habiller tout de suite après…
Rien que de penser à enfiler des chaussettes en laine (là y a mon esprit qui fait « Solenne« ) qui grattent ou un collant un peu serré juste après une maudite crème et je faisais des grimaces. Comme on m’a toujours dit qu’abuser des rictus faciaux c’était préjudiciable pour l’avenir de ma peau, je n’allais pas tenter le diable non plus. No crème for moi !
Et puis cet été, j’ai retourné ma veste. Faiblement. Mais sans tics cette fois.
L’été, je passe mes vacances dans une maison qui est un lieu de passage pour les membres de la famille de mon chéri. Et la salle de bains regorge de crèmes solaires de tous types pour les enfants, aux bouchons plein de sable, ou d’huiles sèches et sans filtre solaire pour les adultes qui veulent griller, entre autres (non, non c’est pas à moi ça, je le jure !)
Nutrilift de L’Oréal m’est alors apparu. Curieuse comme je suis, j’aime bien tester les produits qui restent, échoués sur leur étagère, avant de décider de leur sort et de les mettre à la poubelle puisqu’on les a sauvagement abandonnés !
Et là, j’ai été agréablement surprise par l’odeur de ce produit, je m’attendais à un truc très parfumé, très fleuri, très chimique, très « supermarché » quoi ! Et bien Nutrilift pouvait fièrement rivaliser avec ses petit copains de parapharmacie car une odeur légère et discrète s’en dégageait. La texture, super aussi, onctueuse mais pas grasse du tout et qui pénètre vite : mes jambes n’ont jamais été aussi belles, aussi lisses et douces. Et c’est pas de la blague !
La petite mention « fermeté » sur le flacon (à pompe d’ailleurs, donc bien pratique), et bien ça, euh, ça marche pas de masses, mais je m’en fous « anti-dessèchement » marche très bien, ça me suffit amplement !
Du coup, depuis mon retour de vacances (ça fait un bon gros mois déjà, snif) je ne peux pas me passer de ce lait, matin et soir je m’en mets, juste pour l’odeur, ou juste pour sentir ma peau bien saine et hydratée. J’en consomme une quantité extravagante (pas grave, son prix est si petit : 6 euros pour un flacon de 250 ml) et elle me sert aussi de crème pour les mains et les pieds.
Et aucun problème pour s’habiller après, ça ne colle pas !
J’ai donc trouvé (il était temps) « the » crème (oui ok c’est un lait dont je parle mais c’est pareil) qui ne me prive pas d’hydrater ma peau quotidiennement et que j’associe bien évidemment à mes séances de balnothérapie nocturnes.
Ou comment je me suis réconciliée avec un nouveau geste beauté nécessaire.
Oui cette note est longue, mais (c’est super nul) c’est parce que ça le vaut bien, hein, pas vrai !
Une crème préférée (mieux que la mienne) pour affronter l’hiver ? C’est quoi son petit nom ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>