Travail d’aiguilles

Que celle qui pense encore que la broderie et le point croix sont archi démodés et poussiéreux, prenne immédiatement sa dose avec le travail d’aiguilles d’Evelin Kasikov et se taise à jamais ! Quelle audace, quel talent, enfin la broderie devient graphique.

Je suis juste complètement fan, et j’ai un objectif : ressortir les aiguilles vite vite !

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On n’est pas que des mamans : la pièce improbable

21 mamans qui ont envie de rigoler. Un challenge chaque mois.

Parce qu’on n’est pas que des mamans. (Au cas où vous en doutiez). Et surtout parce qu’on avait envie de s’amuser.

Et pour ouvrir le bal : la pièce improbable. Celle qui reste dans l’armoire après plusieurs déménagements. Celle qu’on chérit mais qu’on ne met jamais. Par son originalité.

improbable-nanikaa-5improbable-nanikaa-2  improbable-nanikaa-3improbable-nanikaa-1 improbable-nanikaa-4Je vous vois bien, vous êtes perplexe. Mais qu’est ce que c’est que ce truc ?
Un sweat tout doux, bleu clair aux motifs pharaoniques. Oui oui. C’est un cadeau offert par quelqu’un qui m’est cher. Je l’adore. Mais je ne le porte jamais car j’ai du mal  à l’associer avec le reste de ma garde robe, plutôt sobre, gris, noir, marine… Un chouïa classique parfois. Et puis le problème c’est que je l’aime tellement en tant qu’objet, plus qu’en tant que vêtement d’ailleurs, que je pourrais l’encadrer tellement il est canon. Du coup, je l’ai sorti de mon armoire, pour lui rendre hommage et finalement passé sur une robe, j’aime assez l’association. Ça casse un peu le côté sportswear du sweat shirt.

▲ Sweat Chloë Sevigny x Opening Ceremony 
Robe mérinos Uniqlo
Bottes Patricia Blanchet

Je vous invite à aller faire un tour sur la page FB du collectif et sur l’instagram, vous verrez toutes les surprises les plus improbables en terme de look chez les copines. Et vous êtes cordialement invitées à participer sur IG ou ailleurs avec le hashtag #onnestpasquedesmamans
Et sinon, rendez-vous le mois prochain pour un nouveau thème !

La crépia aux pommes

Il paraît qu’on est en février. Que janvier n’a jamais existé. Ou du moins qu’on essaie de ne pas oublier au contraire, mais de prier pour ne plus revivre ça. L’innommable.

Février va apporter de la douceur à nos vies j’en suis certaine. Et quoi de mieux pour commencer ce mois que la chandeleur, fêtée demain le 2 février.

recette-crepia-pomme-nanikaa-1Pour l’occasion, il n’y aura pas de crêpes demain soir par manque de temps. Alors je crie crépia !
C’est la recette que me faisait ma grand-mère quand j’étais enfant. Parfois on transformait le dîner en une bonne et généreuse crépia pour le plaisir de chacun. Elle tient elle-même cette recette de son amie italienne. En France, des recettes similaires existent sous le nom de « crepiau ».

▲ Pour une petite crépia (2-3 personnes) :
1 pomme en fines lamelles
1 œuf
4 c à soupe de farine
2 c à soupe de sucre
Du sucre vanillé
6 c à soupe de lait (voire un peu plus)

Mélanger les ingrédients, ajouter la pomme en dernier.
Faire cuire à la poêle 10 minutes de chaque côté à feu doux.
C’est prêt. Aussi simple que ça !

crepia-recette-etapes-nanikaaJ’aime rajouter du sucre glace et une cuillerée de caramel. Celui-ci vient de la pâtisserie Mousnier à l’île d’Yeu. Un must. Et quand il fond sur la crépia encore chaude, quel délice.
On peut aussi mettre les fruits qu’on aime. Des poires avec du chocolat fondu, des bananes, des myrtilles… Plein de combinaisons aussi gourmandes les unes que les autres.
En résumé, le goût de mon enfance sucrée et simple.

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07.01.2015

Après la tristesse, l’effroi et la colère d’hier, je me suis posée beaucoup de questions, comme nous tous.

En premier jour des soldes j’avais prévu une virée nocturne dans un grand magasin parisien de la rive gauche. Evidemment, c’est chez moi que je suis rentrée très vite, je n’avais qu’une seule envie : serrer ma fille très très fort. Je voulais qu’elle me donne, qu’elle me transmette toute son innocence, toute sa naïveté et sa joie qu’a une petite enfant de 2 ans. J’en avais besoin.

La soirée était très douce malgré tout ce chaos. J’ai ravalé mes larmes. Rester digne face à elle. 20h a sonné. J’ai allumé la radio pour écouter notre président d’une oreille pendant que je lisais un conte à mon bébé avec l’autre partie de mon cerveau disponible pour elle à ce moment-là. Je l’ai couchée. Je lui ai dit que je l’aimais fort comme les autres soirs, mais j’ai rajouté autre chose. Je lui ai dit que quoi qu’il arrive dans sa vie on serait toujours, son papa et moi, unis, forts et qu’on la protégerait contre toutes les choses pas belles dont elle serait témoin, et qu’il ne lui arriverait jamais rien. Jamais tant qu’on serait là. Elle n’a sûrement pas tout compris, mais elle m’a fait un calin silencieux en enroulant ma nuque avec son petit bras. Je ne me suis jamais sentie aussi en vie à ce moment.

J’ai fermé sa porte et j’ai pleuré.

J’ai allumé la télé. La radio. Regardé Twitter. Facebook. Je me suis saoulée d’informations.

Et je me suis demandée dans quel monde j’avais donné vie à mon enfant. Pour la première fois j’ai douté. Parce que oui j’ai peur. De 2015, et des autres années qui vont arriver. J’ai peur de ce monde, de ce pays instable où les amalgames sont tellement tentants pour les détracteurs.
Les mauvais raccourcis. Par manque d’instruction, les genéralités se font mais ne se defont pas malheureusement. J’ai peur de cette liberté dont on essaie de nous priver pour laquelle nos ancêtres se sont battus tellement fort.

Avant de me coucher j’ai vérifié que les bougies que j’avais posé sur ma fenêtre brillaient toujours.

Aujourd’hui, le jour d’après, la tristesse est toujours là.

Mais nous sommes plus forts, je le sens. Tous ensemble avec notre peine.

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